Débutée vendredi 4 février 2011 par les dockers, la grève du Port du Havre devrait connaître son quatrième jour ce lundi 7 février avec les agents du GPMH, à l’appel de la CGT et de la Fédération Nationale des Ports et Docks.
C’est le quatrième week-end de grève dans les ports français. A l’instar de Marseille et d’autres donc, le port du Havre est partiellement bloqué depuis vendredi 4 février 2011, à l’appel de la FNPD (Fédération Nationale des Ports et Docks) et de la CGT (Confédération Générale du Travail).
Vendredi et dimanche, grève des dockers. Samedi et ce lundi 7 février, grève des agents du Grand Port Maritime du Havre (GPMH).
Les concernés veulent la validation d’un accord, négocié à l’automne, sur la pénibilité (source AFP). Le gouvernement est dans le viseur des syndicats, qui lui reprochent la remise en cause de cet accord négocié avec le patronat de la manutention, et qui doit permettre aux travailleurs exposés un départ anticipé à la retraite.
il y a syndiqués et syndiqués, le tour de force de la cgt finalement, c'est de parvenir à faire défiler main dans la main ceux qui luttent réellement pour leur survie et... ceux qui les instrumentalisent à des fins beaucoup plus personnelles qui n'ont plus rien à voir avec l'esprit syndicaliste, au plus grand mépris de l'intérêt des premiers... comment les responsables de ce syndicat peuvent ils soutenir de tels débordements? la crainte peut être... Marseille : les dockers dans le collimateur de la Cour des comptes Publié le 03.02.2011, 00h41 | Mise à jour : 12h18 Le rapport que la Cour des comptes s’apprête à publier sur la gestion du port de Marseille épingle sévèrement la CGT. Il intervient au moment où les ports français sont touchés par des mouvements de grève opposant le syndicat au gouvernement sur la question de la pénibilité au travail. Dans ce document, dont Lefigaro.fr a publié mercredi une version provisoire et dont Europe1 confirme jeudi la teneur, les magistrats pointent du doigt les conditions de travail avantageuses d'une profession qui ne serait pas à plaindre. Un salaire de 4 400 euros, 12 heures de travail par semaine Ainsi détaille Europe 1, les salaires des dockers sont plutôt très appréciables, car grâce à un cumul de primes et indemnités diverses (132 dénombrées par la Cour des comptes), le salaire net mensuel de 2 700 euros atteint facilement 4 400 euros. Salaires, qui en outre auraient grimpé de plus de 20% en quatre ans. La rémunération est certes enviable, mais qu'en est-il de la pénibilité du travail, au coeur du bras de fer actuel qui oppose la CGT au gouvernement ? Là encore, le rapport de la Cour des comptes est implacable. Un portiqueur marseillais travaille 12 heures par semaine, soit trois heures par jour, si l'on prend en compte le temps de conduite effectif. Un rapport qui peut réjouir le gouvernement et exaspérer la CGT, d'autant que la Cour des comptes met en corrélation le règne de ce syndicat unique et la dégradation du climat social sur les docks. En plein conflit sur les retraites à l'automne dernier, lors d'un précédent mouvement de grève des dockers de Marseille, le patronat local avait ironisé sur les avantages des dockers. Le collectif «Touche pas à mon port» s'était offert une page de pub comparant le métier de grutier au «meilleur job du monde.» LeParisien.fr Droits de reproduction et de diffusion réservés - Copyright LE PARISIEN 2011 à diffuser aussi largement que possible, surtout au sein des syndicats, des vrais...
Le principal responsable de cette situation est bien l'état français qui n'a pas honoré son engagement vis à vis d'une profession qui selon les ports exerce un métier plus ou moins pénible, cela dépend surtout des trafics. A l'automne 2010 le gouvernement signe un accord avec les syndicats, après le remaniement ministériel il revient sur sa signature. Aucune profession en France n'accepterait un tel revirement.